Mal de dos au travail : qui sont les professionnels les plus exposés ?

Mal de dos au travail : qui sont les professionnels les plus exposés ?
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Santé et sécurité au travail : tour d’horizon des professions les plus exposées au mal de dos.

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Chaque année, c’est l’occasion de s’en souvenir : travailler doit rimer avec bonne santé. Comment saurions-nous être efficace s’il en est autrement ? Le 28 avril, la Journée Mondiale sur la sécurité et la santé au travail est là pour nous rappeler ce principe fondamental. Elle nous rappelle aussi que, dans les faits, de nombreux corps de métiers restent encore marqués par des souffrances et des pathologies spécifiques.

Le mal de dos n’échappe pas à cette problématique. Selon l’Assurance Maladie, il représente 30 % des arrêts de travail et coûte chaque année aux entreprises 1 milliard d'euros1. En 2017, ces douleurs ont entraîné la perte de 12,2 millions de journées de travail. Forte de ces données, la CNAM a lancé l’année dernière une campagne à destination des employeurs sur le thème : « faites du bien à votre entreprise, agissez contre le mal de dos ».

Les cinq secteurs les plus touchés par la lombalgie au travail

De fait, deux salariés sur trois ont, ont eu, ou auront des douleurs dorsales au cours de leur vie professionnelle2. C’est dire si le nombre de personnes et les corps de métiers touchés sont importants. Toujours selon l’Assurance Maladie, cinq secteurs sont particulièrement exposés au mal de dos :

  • l’aide et les soins à la personne,
  • les transports et la logistique,
  • le commerce,
  • la gestion des déchets,
  • le bâtiment.

Les causes de ces lombalgies sont multiples : port de charges lourdes, vibrations, manutention, postures inadaptées, stress … En somme, la nature de l’emploi aussi bien que l’environnement de travail constituent les grandes composantes de lombalgie en milieu professionnel.

Activité professionnelle… la clé de la guérison

Paradoxalement, c’est aussi en se remettant vite au travail que l’on guérit mieux d’un mal de dos. Les études montrent que les patients se remettent plus lentement de douleurs dorsales lorsqu’ils restent inactifs. Au contraire, ils en guérissent plus vite s’ils reviennent rapidement à leur vie professionnelle.

De fait, il existe un lien direct entre inactivité et passage à la chronicité des lombalgies3, que de nombreuses études ont mis en évidence. De ce point de vue, la vie professionnelle joue un rôle important dans la guérison des douleurs dorsales : elle permet de rester actif, d’entretenir la mobilité et la tonicité des muscles du dos, aussi bien pendant le trajet jusqu’au lieu de travail que pendant la tâche elle-même. Elle permet aussi à la personne ne pas rester isolée et d’éviter ainsi une dégradation de sa qualité de vie - là aussi, c’est un facteur d’aggravation de la lombalgie.

Aménager sa reprise : envisager le temps partiel thérapeutique

Mais il ne s’agit pas de se remettre à la tâche de manière abrupte. L’idée, c’est de reprendre progressivement son activité professionnelle pour ne pas aggraver les symptômes. La reprise doit s’envisager en coordination avec le médecin traitant et la médecine du travail, et ce, dès le début de l’arrêt afin de s’organiser au mieux avec son entreprise.

L’employeur peut proposer d’adapter ou de modifier le poste de travail (aménagement du poste et de l’espace pour limiter les facteurs de risque - manutention manuelle, postures contraignantes…). Un travail à temps partiel thérapeutique peut aussi être envisagé sur une période temporaire, afin de permettre une reprise d’activité progressive.

Pour plus d’informations, consultez votre médecin. 

 

1 Campagne 2018 de l’Assurance Maladie sur le mal de dos dans les entreprises

2 Lombalgie, Statistiques. Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, 2018

3 Travail et lombalgie, Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, 2018