L'arthrose lombaire

L'arthrose lombaire

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L’arthrose est une usure des articulations qui peut toucher le dos puisque les vertèbres ont plusieurs articulations entre elles ! On parle d’arthrose lombaire, dorsale ou dorsolombaire, en fonction des étages de la colonne vertébrale qui sont atteints. D’où vient cette maladie ? Qui est touché ? Comment se manifeste-t-elle ? Peut-on la traiter ou la prévenir ? Réponses.

Paragraphes

Une articulation est la jonction entre deux os. Elle sert à les relier et à leur donner leur mobilité. C’est le cartilage, tissu qui recouvre les deux extrémités osseuses, qui permet de les faire glisser l’une contre l’autre.

L’arthrose se caractérise par une dégradation et une destruction du cartilage qui s’étend peu à peu à toutes les structures de l’articulation. Le cartilage perd en épaisseur et peut finir par disparaître. Les os « glissent » moins bien et perdent en mobilité : une douleur s’installe.

L’arthrose est une maladie dégénérative des articulations et qui est à l’origine de douleurs des hanches, des genoux, du rachis ou des petites articulations des mains. La douleur augmente généralement avec l’effort et elle diminue au repos. Elle peut aussi se manifester le matin au réveil. Elle entraine progressivement une gène à réaliser certains mouvements (1).

L’arthrose touche plus particulièrement des articulations qui sont soumises à des mouvements répétés en particulier dans le cadre du travail, de certains activités répétitives de loisir et chez les personnes en surpoids (2).

L’arthrose est une maladie articulaire très répandue. Plus de 10 millions de Français en seraient atteints (3).

L’âge, premier facteur de risque de l’arthrose lombaire

L’arthrose lombaire est fortement liée à l’âge du patient : 3 % des moins de 45 ans sont touchés, contre 65 % après 65 ans et 80 % après 80 ans. La prévalence dépend aussi de l’articulation atteinte. L’arthrose lombaire serait ainsi présente chez 70 % des 65-75 ans (3). Elle se traduit par une usure progressive des articulations vertébrales.

A l’origine des arthroses lombaires ou dorsales, on constate différentes causes : une inflammation vertébrale ancienne (parfois infectieuse), une contrainte mécanique posturale (comme la scoliose), une contrainte mécanique induite par le travail ou une activité sportive. Un même individu pourra combiner plusieurs de ces différents facteurs.

Les travailleurs exerçant des métiers de force (maçons, déménageurs …), les sportifs, les personnes en surpoids et les chauffeurs sont touchés plus intensément et précocement. D’autres facteurs, comme le tabac et l’alcool, le stress et certaines maladies, affaiblissent les muscles du tronc et sont considérés comme favorisant les arthroses vertébrales.

Symptômes et diagnostic

L’arthrose lombaire peut être asymptomatique et ne provoquer aucune douleur. Quand elles surviennent, les douleurs sont basses, médianes ou en barre. Elles sont par ailleurs d’allure mécanique : elles atteignent leur pic matin et soir, et sont aggravées par le mouvement. Elles peuvent gêner certains mouvements de la colonne vertébrale, ainsi que le sommeil, et être accompagnées d’irradiation vers d’autres membres (jambe, cuisse,…).

Prévention

Afin d’éviter la survenue de l’arthrose, ou pour en limiter la progression, il est possible d’adopter un certain de nombre de mesures : perdre du poids en cas d’excès et pratiquer une activité physique régulière et modérée (en dehors des poussées douloureuses). Il faudra également faire attention à éviter le port d’objets lourds, ou s’il est inévitable, à adopter les bonnes postures.

Adapter son environnement à son état de santé peut également être conseillé : une barre de maintien dans la douche, le positionnement des objets du quotidien à portée de main … Une canne sera également utile pour le soutien du dos lors des poussées douloureuses. (3)

Le diagnostic de l’arthrose lombaire repose sur un examen clinique minutieux et sur des radiographies de l’articulation. Dans le cas où l’arthrose serait avérée, il est souvent utile d’effectuer des examens réguliers afin d’observer la sévérité et la vitesse d’évolution de la pathologie. (3)

Traitement médicamenteux ou dispositifs médicaux

Comme les autres formes, l’arthrose lombaire n’a pas de traitement curatif. La majorité des traitements est symptomatique, c’est à dire visant à limiter les douleurs. Ce sont principalement des antalgiques qui seront prescrits. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens pourront également être administrés en cas de poussée inflammatoire (4).

D’autres traitements visent à maintenir le patient dans une bonne position pour éviter la dégradation de son état. Ainsi, lors de crises aigües, le port d’un corset d’immobilisation vertébrale (produit en série ou sur mesure) permettra de reposer la musculature et de maintenir un bon positionnement. Suite à une crise, ou durant des activités professionnelles ou de loisirs intenses, le patient pourra également porter une ceinture de soutien lombaire. Elle permettra de diminuer les douleurs en soulageant les vertèbres. Il existe une grande diversité de ceintures lombaires. L’aide d’un professionnel permettra de trouver celle qui conviendra le mieux (3).

La chirurgie n’est généralement pas indiquée dans le traitement de l’arthrose lombaire. Mais une intervention chirurgicale pourra être pratiquée dans certains cas urgents, comme une sciatique paralysante, une tumeur osseuse du rachis, un syndrome de la queue de cheval (atteinte des nerfs du sacrum et du coccyx). Le choix de l’opération devra être longuement discuté entre le médecin et son patient, et envisagé en dernier recours, si les autres traitements ne se révèlent pas suffisamment efficaces (4).